Plan financier de Catherine 2023-2026 : Fiche technique

Il s'agit du document d'information technique sur le plan financier de Catherine, que nous avons mis à disposition pour montrer notre engagement en matière de transparence.
Il existe un document plus court, intitulé Plan financier de Catherine.


Table des matières

Comment lire ce document

Solde disponible projeté

Gestion des réserves

Nouveaux partenariats avec les niveaux supérieurs de gouvernement

Un endettement intelligent pour réduire les coûts futurs

Solutions audacieuses pour lutter contre les changements climatiques

Abordabilité du logement

Des transports fiables et abordables

Une ville de classe mondiale pour le cyclisme

Bâtir la ville la plus saine


Introduction

Catherine McKenney, qui se présente à la mairie, présente son plan financier complet avant que les électeurs se rendent aux urnes, pour démontrer clairement comment son plan novateur pour une ville plus saine, plus verte et mieux connectée sera financé. Catherine mettra en œuvre ce plan tout en gardant l’approche actuelle de 3 % quant aux impôts fonciers, reconnaissant que l’abordabilité est cruciale alors que de nombreux membres de notre communauté peinent à joindre les deux bouts.

Les budgets sont une question de choix. Les budgets de fonctionnement et d’immobilisations de 2022 de la Ville d’Ottawa s’élèvent à 5 milliards de dollars. Ces budgets sont assez flexibles pour pouvoir financer des priorités qui amélioreront la qualité de vie des résidents. Catherine participe au processus budgétaire de la Ville depuis de nombreuses années, à titre de conseiller municipal et, avant cela, en conseillant la haute direction de la Ville. Catherine et l’équipe d’économistes de sa campagne savent quels aspects du budget de la Ville sont flexibles et font part de leurs connaissances en la matière.

Catherine est parmi les premiers candidats à la mairie au pays à présenter un plan financier aussi détaillé. À la mairie, Catherine s’assurera que le budget de la ville soit transparent pour vous.

 Catherine McKenney, qui se présente à la mairie, a publié un plan financier qui établit des normes élevées en matière de transparence fiscale. Les principales hypothèses économiques et financières, la source et l’utilisation des fonds et les questions de viabilité de la dette sont clairement présentées. Ce haut niveau de transparence promeut le débat politique, l’imputabilité et la confiance. 

— Kevin Page
Président, Institut des finances publiques et de la démocratie, Université d’Ottawa
Ancien directeur parlementaire du budget du Canada


Comment lire ce document

Ce document présente le plan de Catherine McKenney pour financer ses engagements électoraux. 

Le plan identifie d’abord quatre sources de fonds pour soutenir ces engagements. Ces sources s’ajoutent au budget actuel et n’impliquent aucune compression des services existants.

Le plan passe ensuite à l’utilisation de ces fonds et chiffre les principaux engagements dans cinq secteurs prioritaires. 

Ce plan financier a cerné des sources de fonds dont le montant dépasse l’utilisation des fonds proposée dans cette plateforme. Le surplus de sources par rapport aux utilisations permet une marge de manœuvre, ou une prudence budgétaire, qui peut servir à pallier toute surprise quant aux  revenus ou aux dépenses projetées incluses dans ce plan. 

Les recettes supplémentaires et le chiffrage des principaux engagements électoraux se fondent sur la comptabilité d’exercice modifiée, conformément aux pratiques budgétaires courantes de la Ville d’Ottawa.


Sources de financement

Quatre sources de revenus supplémentaires peuvent financer les engagements de la plateforme dans les budgets de fonctionnement et d'immobilisations, tels que résument les tableaux ci-dessous. 

À la mairie, Catherine maintiendra l'approche actuelle de 3% pour les impôts fonciers. Par conséquent, ce modèle suppose qu'il n'y aura aucun changement dans l'approche de l'impôt foncier du Conseil actuel.

 

1. Solde disponible projeté

Depuis 2018 (c'est-à-dire depuis que la Ville publie des états financiers), les recettes totales de la Ville, toutes sources confondues, ont augmenté de 4,6 % par an.* Avec le statu quo de l'approche de l'impôt foncier de 3 % que McKenney adoptera, les recettes totales pour le prochain mandat du Conseil peuvent en conséquence être modélisées pour croître de 4,6 % par an. 

Les projections annuelles moyennes officielles pour les quatre prochaines années prévoient une croissance démographique de 1,4 % (Plan officiel de la Ville d’Ottawa) et une inflation de 2,7 % (Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada de juillet 2022, qui prévoit une inflation de 4,6 % en 2023, de 2,3 % en 2024 et de 2,0 % en 2025 et 2026). Si l'on additionne ces chiffres, on obtient une croissance annuelle moyenne de la population et de l'inflation de 4,1 % pour les quatre prochaines années. 

La différence composée entre une croissance annuelle de 4,6 % et de 4,1 % correspond à un solde disponible projeté dans le budget de la ville. Le solde disponible projeté représente les ressources discrétionnaires qui sont disponibles pour être affectées à différentes priorités.

Le solde disponible est alloué par le biais du processus budgétaire annuel de la ville. Ces dernières années, les décisions relatives à l'affectation des ressources disponibles ont été prises en grande partie avant la publication du projet de budget et codifiées dans ce document, ce qui a eu pour effet de masquer toute l'étendue des ressources discrétionnaires. 

Le degré de flexibilité du solde disponible est influencé par la politique de la ville en matière d'utilisation des sols. La ville a demandé à Hemson Consulting pendant plusieurs années de calculer les recettes fiscales et les coûts associés à la construction de nouveaux logements. Leur analyse de 2021 a montré qu'une nouvelle construction urbaine intercalaire génère 606 $ par personne et par an de plus en recettes que ce qui est consommé dans les services de la ville, et qu'un développement suburbain sur terrain vierge génère 465 $ par personne et par an de moins en recettes que ce qui est consommé dans les services de la ville. En d'autres termes, les décisions d'aménagement du territoire visant à intensifier augmentent la taille du solde libre, tandis que l'étalement urbain la réduit. L'analyse présentée dans ce document est neutre quant aux effets de l'intensification par rapport à l'étalement urbain dans la détermination du niveau des ressources libres disponibles.

Ce solde libre est intuitivement aligné sur une approche de 3 % de l'impôt foncier, dont 2 % sont nominalement affectés à l'inflation et 1 % aux infrastructures et autres initiatives discrétionnaires. Les impôts fonciers perçus en 2022 s'élèvent à 1,96 milliard de dollars et, par conséquent, ce solde discrétionnaire de 1 % représente environ 20 millions de dollars en 2023, 40 millions de dollars en 2024, 60 millions de dollars en 2025 et 80 millions de dollars en 2026. La croissance d'autres postes, comme les frais d'utilisation et les redevances d'aménagement, contribue également au solde disponible prévu.

Dans le cadre du statu quo d'un régime d'impôt foncier de 3 %, nous pouvons prévoir un solde disponible supérieur à l'inflation et à la croissance démographique de 267 millions de dollars sur quatre ans. 

2. Gestion des réserves

La Ville détient des réserves d’argent pour atténuer les fluctuations inattendues des revenus et des dépenses. Ces réserves peuvent également servir d’outil stratégique anticyclique.

Le taux d’inflation hors du commun enregistré en 2021 et en 2022 (la Banque du Canada estime que l’inflation a atteint son sommet plus tôt cet été et qu’elle retrouvera son taux normal d’ici 2024) est un choc économique que la Ville peut atténuer grâce au déploiement stratégique de ses réserves. 

À la fin de l’année 2021, la Ville détenait 680 millions de dollars en réserves totales, dont 583 millions de dollars étaient discrétionnaires. La Ville gère ses réserves à l’aide d’une approche fondée sur les portefeuilles, et suit la recommandation de détenir des réserves discrétionnaires représentant de 8,5 % à 9,6 % de ses dépenses totales. À la fin de l’année 2021, notre taux de réserves était de 14,8 % des dépenses totales. Cela signifie que la Ville détenait 205 millions de dollars en réserves excédentaires.

La Ville d’Ottawa peut aisément prélever 90 millions de dollars sur ses réserves pour gérer les tensions inflationnistes et financer de nouvelles priorités. Cela lui accorderait une certaine flexibilité tout en garantissant qu’elle détienne quand même des réserves supérieures au montant recommandé.

3. De nouveaux partenariats avec les niveaux supérieurs de gouvernement

Les transferts des autres niveaux de gouvernement représentent environ 20 % des dépenses de la Ville. Ces transferts s'effectuent par le biais de mécanismes bien établis, comme les projets d'infrastructure menés par les provinces et les recettes de la taxe sur l'essence des gouvernements fédéral et provinciaux.

En plus de ces mécanismes existants, la Ville cherchera à accroître les transferts des niveaux supérieurs de gouvernement par le biais de nouvelles approches, notamment les transferts directs du gouvernement fédéral aux municipalités. De récents programmes fédéraux, dont le Fonds pour accélérer la construction de logements (FACL) de 4 milliards de dollars et le Fonds pour le transport actif de 400 millions de dollars, ont permis au gouvernement fédéral de travailler directement avec les municipalités sur des priorités communes, notamment en matière de climat, de logement et de transport durable. La Ville d'Ottawa mettra de plus en plus l'accent sur la façon dont ses priorités s'harmonisent avec celles des ordres de gouvernement supérieurs, de sorte qu'elle soit privilégiée pour la réalisation d'objectifs communs.

La Ville d'Ottawa travaillera également de façon plus stratégique avec d'autres municipalités afin d'établir des partenariats novateurs avec les niveaux supérieurs de gouvernement. Le financement fédéral du Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités est un exemple d'une nouvelle approche de partenariat qu'Ottawa et d'autres municipalités peuvent faire valoir.

Ottawa représente 2,7 % de la population du Canada et 7,0 % de celle de l'Ontario. Bien que le financement fédéral et provincial ne soit pas alloué en fonction du nombre d'habitants, la Ville d'Ottawa peut utiliser les calculs par habitant pour établir des cibles minimales pour le financement reçu des niveaux supérieurs de gouvernement. Le tableau ci-dessous présente ces allocations cibles pour les possibilités de financement supplémentaire provenant du Fonds pour accélérer la construction de logements (FACL) et le Fonds pour le transport actif.

La Ville s'efforcera d'obtenir 108 millions de dollars du Fonds pour accélérer la construction de logements et 11 millions de dollars du Fonds pour le transport actif, et se positionnera comme un prestataire privilégié pour les futures enveloppes de financement établies par les niveaux supérieurs de gouvernement.

4. Un endettement intelligent pour réduire les coûts futurs

Les lois provinciales empêchent les municipalités de contracter une dette pour financer les coûts de fonctionnement et les déficits. On peut toutefois contracter une dette pour financer les coûts d'immobilisation de projets transformateurs patrimoniaux qui améliorent la qualité de vie à Ottawa et qui peuvent également réduire les coûts à l'avenir. La Ville, par exemple, a contracté des prêts pour financer le train léger sur rail et notre nouvelle bibliothèque centrale.

Afin de réaliser des économies importantes et de bâtir l'avenir que nous souhaitons, la dette intelligente - sous forme d'obligations vertes - sera mobilisée dans deux domaines :

  • 65 millions de dollars pour l'amélioration des bâtiments écologiques, qui devraient être remboursés en huit ans, puis générer des revenus pour la Ville grâce à la réduction des coûts énergétiques.
  • 250 millions de dollars pour faire d'Ottawa une ville de classe mondiale pour le cyclisme, en offrant aux résidents de toute la ville la possibilité de se déplacer en toute sécurité et en favorisant une rotation des modes de transport qui permet de réduire le nombre de voitures sur les routes, ce qui réduit les coûts d'entretien des routes. Cette obligation verte n'entraîne aucun coût pour les contribuables, car elle concentre en quatre ans les dépenses prévues pour 25 ans en matière de transport actif. La Ville consacre 15 millions de dollars à l'infrastructure cyclable en 2022, et devrait continuer à dépenser à ce niveau pendant les 25 années du Plan officiel. Les paiements annuels prévus pour les dépenses liées aux vélos seraient simplement réaffectés au paiement du capital et des intérêts de l'obligation, ce qui rendrait cette proposition fiscalement neutre pour la Ville.

Le fardeau de la dette de la Ville est modeste. Bien que la Ville ait 3 milliards de dollars de dette non remboursée et 1,7 milliard de dollars de dette autorisée mais non encore émise, la viabilité de la dette est mesurée en fonction de la dette financée par les taxes et les taux en tant que ratio des revenus autonomes. Le ratio d'Ottawa est de 6 %, comparativement à une limite de 8,5 % convenue par le Conseil, ou à une limite de 25 % fixée par la législation provinciale. 

Comparativement à d'autres villes et paliers de gouvernement au Canada, la Ville d'Ottawa est dans une position enviable en ce qui concerne la viabilité de la dette. Par exemple, le gouvernement fédéral - qui a le plus faible ratio de la dette nette au PIB parmi les pays du G7 et qui conserve confortablement une cote de crédit AAA - a un service de la dette égal à 7,4 % des recettes fiscales totales. 

La Ville d'Ottawa devrait avoir une capacité d'emprunt totale d'environ 5,6 milliards de dollars d'ici 2026. Après la dette impayée et autorisée de 4,7 milliards de dollars, Ottawa disposerait d'une marge de manœuvre d'environ 800 millions de dollars, en supposant une croissance continue des recettes autonomes et des conditions d'emprunt du marché. La Ville dispose d'une capacité suffisante pour emprunter 244 millions de dollars pour la rénovation de bâtiments et la transition active, ce qui nous aidera à bâtir une meilleure ville tout en réduisant les coûts futurs pour les contribuables. Emprunter pour investir dans ces secteurs est une décision fiscalement intelligente.

Utilisation des fonds

Les principaux engagements pour les budgets de fonctionnement et d’immobilisations de la ville sont chiffrés dans cette section et résumés dans les tableaux qui suivent. 

Comme indiqué dans le tableau du budget de fonctionnement ci-dessous, le coût de la plate-forme est inférieur aux ressources supplémentaires disponibles. Le solde résiduel sert de fonds de prévoyance et nous permet de nous protéger contre tout choc économique inattendu.

1. Solutions audacieuses pour lutter contre les changements climatiques

La Ville d’Ottawa est dotée d’un plan détaillé intitulé Évolution énergétique qui a comme but de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Ville de 100 % d’ici 2050. Ce plan requiert des investissements de la part de la Ville, d’autres paliers de gouvernement, des résidents, des entreprises et d’autres organismes. La Ville d’Ottawa se concentrera sur les secteurs relevant de sa compétence directe, ainsi que sur les investissements stratégiques conçus pour mobiliser d’autres ressources supplémentaires. La Ville réduira les émissions des ses propres actifs et opérations, mais elle agira surtout à titre de catalyseur pour aider les résidents, organismes et entreprises d’Ottawa dans leur transition vers un avenir faible en carbone.

La Ville a chiffré ce qu’il faut pour mettre en œuvre son plan Évolution énergétique. En se fondant sur le chiffrage de la Ville, nous allons investir dans les mesures détaillées dans le plan Évolution énergétique suivantes, en plus des mesures sur le transport en commun et le transport actif énoncées dans les sections Des transports fiables et abordables et Une ville de classe mondiale pour le vélo de ce document, dans le but d'être une Ville carboneutre d’ici 2050 : 

  • Rénover les bâtiments municipaux pour qu’ils soient écoénergétiques et économisent de l’argent, et appuyer les propriétaires, les organismes et les entreprises pour qu’ils puissent entreprendre leurs propres rénovations écoénergétiques.

    Ottawa versera 65 millions de dollars en obligations vertes pour financer la rénovation des bâtiments municipaux, dans le cadre de son budget d’immobilisations. Cela permettra de réaliser des économies sur les coûts énergétiques futurs réduits qui devraient rembourser intégralement les obligations dans un délai de huit ans, et apporter une contribution positive nette aux finances de la Ville par la suite. La Ville prévoiera un niveau équivalent de rénovations écoénergétiques de bâtiments municipaux financées par le biais de contrats de performance avec une entreprise de services énergétiques. La Ville investira également 4 millions de dollars par année pour fournir des services consultatifs et structurer des mécanismes financiers qui aident les ménages et les entreprises à entreprendre leurs propres rénovations écoénergétiques, y compris en puisant dans les fonds disponibles comme l’Initiative canadienne pour des maisons plus vertes. La rénovation écoénergétique de bâtiments peut réduire les émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa de 33 % d’ici 2050, et compte parmi les mesures les plus importantes que peut prendre la Ville pour atteindre un avenir faible en carbone.

 

  • Appuyer la transition vers des véhicules personnels et utilitaires électriques, et vers des moyens de transport durables.

    La Ville entreprendra un programme ambitieux d’installation de bornes de recharge des véhicules électriques (VE), en collaboration avec Hydro Ottawa, des partenaires de recharge des VE commerciaux et les propriétaires d’immeubles locatifs et commerciaux. La Ville offrira également des services consultatifs et financiers aux ménages, aux institutions et aux entreprises pour améliorer leur compréhension et mieux effectuer la transition vers les VE. Les efforts de la Ville pour promouvoir l’adoption plus généralisée des VE coûtera 2 millions de dollars par année. La Ville renouvellera également son parc automobile avec des véhicules verts. Cela peut cependant être effectué sans dépasser les dépenses déjà prévues pour le remplacement des véhicules municipaux. L’électrification des véhicules personnels et commerciaux peut réduire les émissions d’Ottawa de 31 % d’ici 2050. Les efforts déjà en cours pour électrifier les autobus et développer notre réseau de transport actif réduiront les émissions d’un autre 6 % d’ici 2050.

 

  • Réacheminer les déchets organiques et confectionner du gaz naturel renouvelable. La Ville augmentera le réacheminement des déchets organiques depuis le flux de déchets. La Ville investira également dans le raffinage de biogaz à partir du compostage de déchets organiques et du traitement des eaux usées, afin de confectionner du gaz naturel renouvelable, qui deviendra une source de revenu pour la Ville. Les investissements dans ces secteurs s’élèveront à 10,5 millions de dollars par année. Les gestes posés pour réacheminer les déchets et confectionner du gaz naturel renouvelable peuvent réduire les émissions d’Ottawa de 17 % d’ici 2050.

En plus de mettre en œuvre le plan Évolution énergétique, Ottawa investira dans d’autres mesures pour bâtir une ville plus résiliente et mieux s’adapter aux changements climatiques.

  • Accroître le couvert forestier, en injectant 2 millions de dollars par année au Fonds des arbres, parallèlement à l’engagement du gouvernement fédéral de planter deux milliards d’arbres.

  • Créer le nouveau rôle d’Agent principal du climat, pour garantir que le climat et les répercussions sur la nature soient au cœur de chaque décision principale prise par la Ville et pour faire d’Ottawa un chef de file mondial quant au climat. Le bureau de l’Agent principal du climat recevra un financement d’un million de dollars sur quatre ans, et regroupera l’expertise existante du personnel de la Ville.


2. Abordabilité du logement

Le plan d'Ottawa en matière de logement abordera la question de l'abordabilité, tant pour les personnes qui cherchent à entrer sur le marché du logement ou à mieux se placer au sein de celui-ci que pour celles qui sont sans abri ou qui risquent de l'être.

  • Accélérer l'accessibilité au logement de la classe moyenne.

    La Ville concentrera ses efforts sur l'obtention d'au moins 108 millions de dollars, au cours du prochain mandat du Conseil, du Fonds pour accélérer la construction de logements du gouvernement fédéral, octroyé par l’entremise de demandes de financement. Ces fonds seront utilisés pour augmenter rapidement la disponibilité de logements à revenu moyen.

  • Mettre fin à l’itinérance chronique d’ici 2026.

    500 personnes sont chroniquement sans-abri à Ottawa. Pour mettre fin à l'itinérance chronique, la Ville fournira à 250 personnes de nouveaux logements dotés de services de soutien construits par des partenaires de co-investissement et financés par la Stratégie nationale sur le logement du gouvernement fédéral, et soutiendra 250 personnes confrontées à l'itinérance chronique au moyen d'allocations de loyer, au coût de 2 millions de dollars par an.

  • Prévenir l’itinérance chez les familles et les individus.

    La Ville fournira des allocations de loyer à 1 800 ménages à risque de devenir sans-abri. Une aide de 11 millions de dollars par an aidera ces ménages à rester dans leur logement actuel et à éviter les refuges.

  • Fiducie foncière communautaire d'Ottawa.

    La Ville fournira 5 millions de dollars en fonds de démarrage pour capitaliser la Fiducie foncière communautaire d'Ottawa, une société à but non lucratif qui possède et gère indéfiniment des terrains consacrés aux logements abordables, afin de conserver nos logements abordables existants et d'arrêter la perte d'unités abordables.

  • Transférer les familles hors des motels.

    La Ville dépense environ 15 millions de dollars par an pour fournir à quelque 320 familles un hébergement d'urgence dans des motels et des hôtels. Pour 3 millions de dollars par an, la ville fournira à ces familles des subventions au loyer qui leur permettront de vivre dignement dans des logements appropriés, au lieu de vivre dans des motels. La Ville réinvestira les économies nettes de 12 millions de dollars dans un soutien supplémentaire à la lutte contre l'itinérance.

 

3. Des transports fiables et abordables

La Ville fera les investissements nécessaires pour que notre système de transport en commun et notre réseau de transport soient à la hauteur des attentes des résidents, avec des options fiables, sécuritaires et abordables pour se déplacer à Ottawa. Les estimations relatives au transport en commun sont fondées sur les données relatives à l'achalandage et aux coûts fournies dans les Statistiques canadiennes sur le transport conventionnel de 2020 de l'Association canadienne du transport urbain.

La ville investira dans les initiatives de transport en commun et de transport suiv

  • Améliorer la fiabilité du transport en commun.

    Lorsque le TLR a été mis en service en 2019, les coûts d'exploitation ont été prématurément réduits dans le budget d'OC Transpo en supposant que le transport par autobus pourrait être considérablement réduit. Compte tenu du manque de fiabilité du TLR et de l'évolution des besoins de notre réseau d'autobus, nous augmenterons les opérations de transport en commun de 20 % en quatre ans, pour atteindre 71 millions de dollars de dépenses annuelles supplémentaires d'ici 2026. Ces investissements permettront aux résidents de bénéficier d'un transport en commun fiable qui les emmène à l'heure là où ils doivent aller.

  • Geler les tarifs de transport en commun.

    Les tarifs d'OC Transpo sont parmi les plus chers du pays. De plus, notre approche a consisté à utiliser les hausses de tarifs pour combler le manque à gagner du transport en commun, mais cela a conduit à un cercle vicieux: une baisse de l'achalandage entraînant une baisse des revenus, ce qui a entraîné une hausse des tarifs et une baisse encore plus importante de l'achalandage. Pour briser cette spirale descendante, les tarifs de transport en commun seront gelés aux niveaux de 2022 pour toute la durée du mandat du prochain Conseil. Ottawa allouera jusqu'à 15 millions de dollars par an d'ici 2026 pour maintenir les coûts du transport en commun aux niveaux de 2022.

  • Transport en commun gratuit pour les 17 ans-et-moins.

    Les enfants de moins de 7 ans voyagent déjà gratuitement à bord d'OC Transpo, ce qui sera étendu jusqu'à l'âge de 12 ans, au coût de 10 millions de dollars par an. De plus, Ottawa allouera jusqu'à 12 millions de dollars par année d'ici 2026 pour offrir un laissez-passer Presto gratuit aux élèves de 17 ans et moins des écoles intermédiaires et secondaires qui ne reçoivent pas déjà une carte gratuite par l'entremise de leur conseil scolaire.

  • EquiPass.

    Le tarif mensuel de l'EquiPass sera réduit au prix du laissez-passer Communautaire, ce qui coûtera un million de dollars par an d'ici 2026, afin de rendre le transport en commun plus accessible aux résidents à faible revenu.

 

4. Une ville de classe mondiale pour le cyclisme

La Ville fera les investissements nécessaires pour transformer notre réseau de transport actif en un centre de premier plan toute l'année.

  • Faire d’Ottawa une ville de classe mondiale pour le cyclisme.

    La ville concentrera sur quatre ans 25 années de dépenses prévues pour le vélo, afin de mettre en place rapidement un réseau cyclable pour tous les âges et toutes les capacités. Le financement de cette infrastructure se fera par l'émission d'une obligation verte à coût neutre, dont la valeur nominale est estimée à 250 millions de dollars. La Ville consacre 15 millions de dollars à l'infrastructure cyclable en 2022, et devrait dépenser ce montant ou plus chaque année pendant toute la durée du plan officiel de 25 ans. Ces futurs paiements annuels de 15 millions de dollars serviront à payer le principal et les intérêts de l'obligation verte. L'obligation sera dimensionnée en fonction de la sécurité maximale pouvant être émise, correspondant à des frais annuels de service de la dette de 15 millions de dollars pour une durée de 25 ans, compte tenu des taux d'intérêt au moment de l'émission de l'obligation - prévue en 2026 après l'achèvement de la construction. Cela permettra à la ville d'économiser sur les coûts futurs de réparation des routes, car plus de vélos signifie moins d'usure des rues, et de se protéger contre le risque d'escalade des coûts de construction.


5. Bâtir la ville la plus saine

La ville investira dans les initiatives suivantes pour améliorer la prospérité et la qualité de vie de tous les citoyens d'Ottawa :

  • Garder les pataugeoires et les plages ouvertes pendant les vagues de chaleur.

    La Ville mettra de côté une enveloppe de ressources afin de fournir des fonds supplémentaires pour garder les pataugeoires et les plages ouvertes au besoin pendant les vagues de chaleur, ce qui est estimé à 250 000 $ par année. Cela comprend la prolongation de la saison si s'avère nécessaire.

 

  • Attirer plus de jeunes à devenir sauveteurs.

    Ottawa connaît une pénurie de sauveteurs - souvent en raison du coût élevé, et pour de nombreuses familles, prohibitif, de l'obtention d'un certificat de sauveteur. Pour augmenter le nombre de sauveteurs, la Ville créera un nouveau programme qui offrira à un maximum de 100 jeunes provenant de milieux à faible revenu une subvention pour obtenir un certificat de sauveteur (jusqu'à 1 000 $), en échange de quoi ces personnes s'engagent à servir pendant deux saisons comme sauveteur de la Ville. Ce programme, qui coûtera 100 000 $ par an, permettra d'accroître la disponibilité des sauveteurs pour les programmes aquatiques et de supprimer les obstacles financiers qui empêchent les jeunes issus de familles à faible revenu de suivre une formation de sauveteur.

 

  • Ouvrir les succursales de la bibliothèque le dimanche.

    Dix des 33 succursales de la Bibliothèque publique d'Ottawa étaient ouvertes le dimanche en 2022. La Ville augmentera le budget des bibliothèques de 1,2 million $ par an pour permettre à toutes les succursales de rester ouvertes le dimanche.

 

  • Améliorer le soutien aux organismes de services communautaires

    La Ville allouera, en outre, 500 000 $ par an à un fonds de viabilité conçu pour aider les organismes à mieux faire face aux chocs inattendus qui menacent leur stabilité financière.


  • Soutenir les restaurants en renonçant aux frais de terrasse.

    La Ville continuera à exonérer les frais de terrasse pendant les deux premières années du prochain Conseil, au coût de 750 000 $ par an, alors que les restaurants doivent faire face à l'escalade du coût des aliments, à la pénurie de personnel et aux incertitudes liées à COVID-19. En 2023, le Conseil réévaluera si les frais doivent être rétablis ou non.



Conformément à la méthode de la comptabilité d'exercice modifiée utilisée dans le processus budgétaire de la Ville. Les états financiers de la Ville, qui sont présentés selon la méthode de la comptabilité d'exercice intégrale, affichent une croissance annuelle moyenne des recettes totales de 6,3 % depuis 2018.

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